Exérèse
Retirer la tumeur selon sa nature, sa localisation et ses facteurs de risque.
Cancers de la peau · Paris 7
Une chirurgie précise des cancers de la peau, particulièrement adaptée aux zones sensibles du visage.
Exérèse · contrôle · préservation
La chirurgie micrographique de Mohs est une technique spécialisée de chirurgie des cancers cutanés. Elle associe l’exérèse de la tumeur à un contrôle histologique particulièrement précis de ses marges afin de rechercher d’éventuelles extensions tumorales résiduelles.
Cette approche poursuit deux objectifs indissociables : obtenir l’exérèse complète de la tumeur et préserver autant que possible les tissus sains.
Cette économie tissulaire prend une importance particulière au niveau du visage — notamment sur le nez, les paupières, les lèvres et les oreilles — où quelques millimètres de tissu préservé peuvent modifier les possibilités de reconstruction et le résultat fonctionnel ou esthétique.
Le Docteur Arnold Tchakerian-Fabre pratique la chirurgie micrographique dans le cadre de la prise en charge de cancers cutanés sélectionnés, notamment selon la technique de Mohs fixé, également appelée Slow Mohs.
Le principe
La pièce opératoire est orientée et cartographiée. Si une zone reste atteinte, l’exérèse complémentaire peut être dirigée spécifiquement vers cette région plutôt que d’élargir systématiquement toutes les marges.
Retirer la tumeur selon sa nature, sa localisation et ses facteurs de risque.
Orienter précisément la pièce pour relier chaque marge à sa zone anatomique.
Étudier les marges périphériques et profondes à la recherche d’une persistance tumorale.
Cibler une reprise éventuelle et préserver le maximum de tissu sain autour de la tumeur.
Deux modalités
Le principe carcinologique est comparable : rechercher le contrôle des marges avant la reconstruction définitive. La différence essentielle concerne la préparation et le délai de l’analyse histologique.
Dans la technique historique de Mohs, aujourd’hui généralement réalisée sur tissu congelé, les prélèvements sont préparés et examinés au cours de la procédure. Plusieurs étapes d’exérèse et d’analyse peuvent ainsi être réalisées successivement.
Dans la technique dite Slow Mohs, les prélèvements sont fixés puis inclus en paraffine avant leur analyse anatomopathologique. Cette préparation demande davantage de temps ; la reconstruction définitive peut être différée jusqu’à la confirmation de l’exérèse complète.
Elle permet notamment de bénéficier de la qualité d’analyse histologique obtenue sur des coupes en paraffine.
Le Dr Tchakerian privilégie la technique du Slow Mohs, ou Mohs fixé, car, dans les indications qu’il retient, l’analyse histologique sur tissus fixés et inclus en paraffine est plus fiable que l’analyse réalisée sur tissus congelés.
Le choix de la technique dépend de la nature de la tumeur, de sa localisation et de l’organisation de la prise en charge entre le chirurgien et l’anatomopathologiste.
Indications sélectionnées
Toutes les tumeurs cutanées ne nécessitent pas une chirurgie de Mohs. L’indication est toujours individualisée à partir de l’examen clinique, du résultat anatomopathologique et des traitements déjà réalisés.
Selon leur situation clinique et histologique, certains carcinomes basocellulaires, carcinomes épidermoïdes, dermatofibrosarcomes protubérants et certaines tumeurs cutanées rares peuvent relever d’une prise en charge micrographique.
Préserver pour reconstruire
Une marge supplémentaire de quelques millimètres n’a pas les mêmes conséquences sur le dos que sur une aile du nez, une paupière ou une lèvre.
Au niveau du visage, l’objectif est triple : retirer la totalité de la tumeur, préserver le maximum de tissu sain et préparer la reconstruction la mieux adaptée.
La chirurgie micrographique permet de raisonner non seulement à partir du diamètre visible de la tumeur, mais aussi de son extension microscopique réelle.
Après l’exérèse
L’exérèse du cancer n’est que la première partie du traitement.
Une fois l’absence de tumeur résiduelle confirmée, se pose la question de la reconstruction de la perte de substance. Selon sa taille, sa profondeur et sa localisation, différentes solutions peuvent être envisagées : cicatrisation dirigée, suture directe, greffe cutanée ou reconstruction par lambeau local.
La formation de chirurgien plasticien permet d’intégrer dès le début de la prise en charge les impératifs de l’exérèse carcinologique et ceux de la reconstruction.
Expérience documentée
Le Dr Arnold Tchakerian-Fabre est chirurgien qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique et exerce à Paris depuis plus de trente ans.
Son parcours comprend une activité hospitalière en dermatologie et carcinologie cutanée à l’hôpital Ambroise-Paré, ainsi qu’une expérience de la chirurgie micrographique des tumeurs cutanées.
Le Dr Arnold Tchakerian-Fabre est également publié dans la littérature scientifique sous les noms Arnold Tchakerian, Arnold Tchakérian et A. Tchakerian.
Il est coauteur de travaux consacrés à la chirurgie micrographique depuis 2004 et a notamment participé à une cohorte française de plus de 225 dermatofibrosarcomes protubérants traités par chirurgie micrographique de Mohs sur tissu fixé, présentée dans le Journal of Clinical Oncology en 2015 puis publiée sous forme actualisée dans EJC Skin Cancer en 2025.
Étape par étape
Le calendrier exact dépend de la tumeur, de l’analyse anatomopathologique et de la reconstruction envisagée.
Examiner la lésion, le résultat de la biopsie et les éventuels traitements antérieurs de la zone.
Déterminer les limites de l’exérèse et l’orientation nécessaire à la cartographie anatomopathologique.
Réaliser l’intervention, selon les situations sous anesthésie locale et en ambulatoire.
Étudier les marges périphériques et profondes selon la technique micrographique retenue.
Revenir précisément sur une zone déterminée si l’analyse retrouve une persistance tumorale.
Reconstruire lorsque le contrôle histologique permet de considérer l’exérèse comme complète.
En vidéo
Présentation du traitement chirurgical d’un cancer de la peau du nez et de sa reconstruction.
Voir toutes les vidéosQuestions fréquentes
Ces informations sont générales. Seule une consultation permet de confirmer l’indication et l’organisation adaptée à votre situation.
Non. De nombreux carcinomes basocellulaires peuvent être traités par une exérèse conventionnelle. La chirurgie micrographique est surtout discutée dans certaines situations à risque : localisation particulière, récidive, limites imprécises, sous-type histologique agressif ou nécessité de préserver au maximum les tissus.
La différence principale concerne la préparation histologique et le délai d’analyse. Le Mohs classique utilise généralement des coupes sur tissu congelé permettant une analyse rapide au cours de la procédure. Le Slow Mohs utilise une analyse différée sur tissu fixé et inclus en paraffine.
Dans une stratégie de Slow Mohs, attendre le résultat anatomopathologique permet de connaître l’état des marges avant certaines reconstructions. En cas de persistance tumorale, le chirurgien peut ainsi revenir précisément sur la zone concernée.
Il serait inexact de promettre une cicatrice moindre dans tous les cas. Son intérêt est de préserver autant de tissu sain que possible tout en recherchant le contrôle carcinologique des marges. Cette économie tissulaire peut faciliter la reconstruction, particulièrement dans certaines régions du visage. Toute intervention chirurgicale laisse néanmoins une cicatrice.
Oui, dans de nombreuses situations. L’indication dépend cependant de la tumeur, de son étendue, de sa localisation, du patient et de la reconstruction envisagée.
Lorsque ces documents sont disponibles : le compte rendu anatomopathologique de la biopsie, les comptes rendus des interventions antérieures, les photographies anciennes de la lésion, la liste des traitements en cours et les documents relatifs à tout traitement déjà effectué sur la région.
Avis spécialisé à Paris
La première étape consiste à déterminer la nature histologique de la tumeur, son niveau de risque, son extension et la stratégie chirurgicale permettant d’obtenir le contrôle carcinologique recherché avec le sacrifice tissulaire strictement nécessaire.
Les situations complexes ou récidivantes peuvent nécessiter une discussion multidisciplinaire.
Sources vérifiables
Références associant explicitement A. Tchakerian ou Arnold Tchakerian aux travaux sur la chirurgie micrographique de Mohs.
Séi JF, Chaussade V, Zimmermann U, Tchakerian A, et al. Historique, principes, analyse critique de l’efficacité et indications de la chirurgie micrographique de Mohs. Ann Dermatol Venereol. 2004;131(2):173-182.
PubMed 15026745 DOI 10.1016/S0151-9638(04)93566-1Séi JF, Chaussade V, Tchakerian A, et al. Treatment of dermatofibrosarcoma protuberans (DFSP) with fixed Mohs micrographic surgery. Journal of Clinical Oncology. 2015;33(15_suppl):e20066.
DOI 10.1200/JCO.2015.33.15_suppl.e20066Gonzalez-Lara L, Bonsang B, Zimmermann U, et al., Tchakerian A. Formalin-fixed tissue Mohs surgery (slow Mohs) for trichoblastic carcinoma. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2022;36(10):e827-e828.
PubMed 35686623 DOI 10.1111/jdv.18309Séi JF, Chaussade V, Gonzalez-Lara L, Aouidad I, Tchakérian A, et al. Treatment of dermatofibrosarcoma protuberans with fixed Mohs’ micrographic surgery: A French cohort prospective study. EJC Skin Cancer. 2025;3:100286.
DOI 10.1016/j.ejcskn.2025.100286